Jeudi matin tranquille dans la maison, je prends une petite pause du travail. « Maman, tu fais une POULICHE?! Avec de la farine? C’est quoi une pouliche » me dit ma fille de presque 8 ans. Mon mari qui éclate de rire et dit « Bin, c’est un cheval! ». Bon, bien évidemment, ce n’est pas du tout ce que je faisais comme projet ce matin durant ma pause. Je faisais une poolish et non une pouliche (cheval), une partie de recette.

Mais qu’est-ce qu’une poolish vous me demanderez? C’est une méthode qui consiste à laisser fermenter pendant quelques heures une partie de farine avec une petite quantité de levure et suffisamment d'eau pour que cette « poolish » soit liquide. On l'ajoute à la pâte au moment du pétrissage, avec le reste de farine et un peu de levure. Cette longue fermentation avec très peu de levure donne un excellent goût et permet une bonne conservation du pain.

Donc vous l’aurez deviné, je fais du pain baguette aujourd’hui pour accompagner notre souper de demain. J’en bave déjà à profusion.

Si jamais ça vous tente vous aussi d’essayer la recette, je vous la partage. Je n’ai aucun crédit sur celle-ci. Mon très cher Ricardo favori est ma source d’inspiration et vous trouverez la recette ICI.

Je vous ferai un compte-rendu sur notre satisfaction une fois qu’on y aura goûté. Bonne journée à tous!

Voilà un autre matin où je suis assise à mon ordi à la maison, habillée "en mou", à siroter un bon café chaud et mousseux. Un autre matin de confinement qui nous sort quelque peu, pour ne pas dire beaucoup, de notre routine familiale. Un autre matin à ne pas savoir combien de temps nous serons isolés à la maison, limitant nos sorties autant que possible.

Mais ce matin, alors que j’écris mon blog, j’ai un sentiment de fierté qui m’envahi. Moi, la Julie qui n’est pas très connue des gens (du moins à ce que je sache), j’ai été citée dans un journal local. Tsé, le journal Le Droit (édition Le Soleil)! Pourquoi vous me direz? Bien parce que je suis mère de grosse famille.

L’article, que vous pourrez lire ICI, parle du confinement et comment il est vécu par des familles nombreuses de la région. Bien entendu, le journaliste ne pouvait pas intégrer tout ce qui a été discuté lors de notre entrevue. Alors j’en profite ce matin pour vous en faire part via mon blog.

Durant mon entrevue, j’ai eu le privilège d’exprimer mon opinion sur combien les enseignants et éducateurs en petite enfance ont, depuis toujours, tout mon respect et mon admiration. Pour être enseignant et éducateur, à mon avis, il faut vraiment avoir la vocation. Ce n’est pas avec leur petit salaire qu’on les attire clairement. Ils font partie intégrante de l’équipe éduquant conjointement nos enfants. L’adage le dit : « Ça prend un village pour élever un enfant » et moi j’y crois vraiment. Ce village se compose des parents, oncles/tantes, grands-parents, amis des parents, enseignants, éducateurs en petite enfance, et tout ce beau monde qui gravite autour de nos petits trésors. Je suis reconnaissante pour tout ce que les enseignants de mes enfants ont fait pour les aider à cheminer, grandir, apprendre tout en se développant dans leur personnalité à eux.

J’ai pu également parler du quotidien durant le confinement. Le maintien (ou plutôt le relâchement) de routine familiale. On n’a pas établi d’horaire précis, comme certaines familles l’ont fait. Bien à eux d’être autant organisés et structurés, chapeau même! Ici, c’est un peu plus « free for all » comme routine. Ils ont du temps de tablette/cellulaire/ordi où ils font des activités éducatives puis ils ont aussi des jeux libres pendant un temps. En fait, on prône beaucoup le jeu libre, mais sans électronique. VRAIMENT BEAUCOUP! Les grands s’occupent des petits, se tiennent occupés ensemble durant les moments critiques (comme lors de mes réunions par appels vidéo). On sort les jeux de société pour stimuler un peu nos méninges ou pour rire un bon coup. On relâche beaucoup nos exigences sur les tâches à faire dans la maison, bien qu’ils y contribuent encore un peu. On se retrouve en tant que personne, en tant qu’humain.

Ce confinement nous aura permis de s’arrêter un peu de notre train de vie souvent trop rapide et mouvementé, et de profiter des petits bonheurs au quotidien ensemble. Une bonne habitude à prendre même après la levée du confinement.


Voilà longtemps que je n’ai pas fait d’article sur mon blog. Avec la situation actuelle reliée au COVID-19, nous sommes en confinement volontaire, en distanciation sociale. Mes dernières séances datent déjà de plusieurs jours (2 semaines en fait plus précisément).

Nous en sommes à jour 6 (je crois, j’ai perdu le compte) de confinement volontaire. On se tient loin de tout le monde. Le cœur me brise de ne pas pouvoir honorer des contrats photos dans lesquels je me suis engagée. Toutes les précautions sont prises afin de limiter les contacts avec le monde extérieur aussi.

Les enfants commencent à trouver le temps long déjà. Tous les 7 enfants haha! On se tient occupés comme on peut : jeu de société, tablettes, consoles de jeu, bricolages, activités éducatives, jeux de cartes, jeux libres (très imaginatifs d’ailleurs).

Espérons que l’on puisse recommencer à sortir un peu plus prochainement, tout en restant prudent au quotidien. Je travaille quand même les jours de semaine, en télétravail. Ça maintient le contact avec ma gang du boulot au moins. Les contacts humains avec eux, ainsi qu’avec ma clientèle photo me manque déjà. Est-ce que ce cauchemar sera fini bientôt? À suivre…